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Le désastre de la fast-fashion

Le désastre de la fast-fashion

Notre garde-robe a un gros impact sur notre planète. En effet, l’industrie du vêtement est la deuxième plus polluante au monde. Nouveaux modèles chaque semaine à des prix défiant la concurrence, exploitation des travailleurs à l’autre bout du monde et fabrication à l’aide de produits polluants, pour les multinationales de la fast-fashion, tous les moyens sont bons pour vendre toute l’année.


La fast-fashion, qu’est ce que c’est ?

Signifiant mode rapide ou mode éphémère, la fast-fashion désigne le renouvellement constant des collections des géants de la mode. Produits en petites séries avec des matériaux de mauvaise qualité, remplacés par des nouveaux toutes les semaines et vendus à prix bas, ces vêtements n’ont pas pour vocation de durer dans le temps, et ce, pour une bonne raison : inciter les consommateurs à racheter fréquemment. 

On compte en moyenne 52 nouvelles collections par an chez les grandes enseignes, contre les 2 saisons traditionnelles (automne-hiver et printemps-été). 600 000 tonnes de vêtements sont mis en vente en France. Aujourd’hui, il faut à peine un mois pour dessiner, fabriquer, transporter et mettre à la vente un vêtement. Cette rapidité spectaculaire de production est à l’origine de nombreux désastres environnementaux, de la création à la fin de vie.

Le désastre de la fast-fashion - La fast-fashion, qu’est ce que c’est ? - Cosse Nature

La production et le transport depuis l’autre bout du monde

Eau et produits chimiques pour la culture des fibres végétales, alimentation des animaux pour le cuir ou la laine et pétrole pour le plastique, la production intensive des vêtements commence avec l’exploitation de nombreuses ressources non-renouvelables pour les matières premières.

Pour réduire les coûts de fabrication, le « made in China » s’est vu remplacé par « made in Bangladesh, Pakistan » ou tout autre pays où la main d’œuvre n’est pas chère et où les conditions de travail sont affreuses. Les produits chimiques pour teindre ou délaver les vêtements sont aussi néfastes pour la planète que pour la santé des travailleurs et causerai 20 % de la pollution des eaux dans le monde. Déversés dans des cours d’eau, ils finissent dans les nappes phréatiques causant de nombreux dommages à la faune et la flore, ainsi qu’aux habitants qui utilisent cette eau.

Afin de rallier les pays occidentaux au plus vite, les vêtements traversent le globe en avion, l’un des transport les plus polluant en terme d’émission de gaz à effet de serre. Ainsi, les magasins peuvent les commercialiser immédiatement.

Une fois dans nos placards, ce n’est pas mieux …

Après avoir acheté nos vêtements, on les porte. Toutes les substances chimiques utilisées pour la production se retrouvent en contact avec notre peau provoquant de graves allergies chez certaines personnes. Certaines finissent dans notre sang augmentant les risques de cancers, d’infertilités, de problème neurologiques ou encore de perturbations endocriniennes. Ça vous parait fou ? Petite liste non-exhaustive du cocktail qu'on retrouve dans nos vêtements :

  • Le formaldéhyde, utilisé pour fixer les colorants sur le vêtement et pour qu’il ne se froisse pas, est classé cancérogène.
  • Les composés perfluorés qui évitent que le vêtement prenne l’humidité est lui aussi cancérogène.
  • Les métaux lourds pour teindre les vêtements sont généralement neurologiques et cancérogènes.
  • Les retardateurs de flammes bromés qui évitent que le vêtement prenne feu rapidement sont toxiques à la fois pour les reins et le foie et seraient des perturbateurs endocriniens.
  • Les éthoxylates nonyphénol, qui servent à laver les textiles sont des perturbateurs endocriniens qui peuvent provoquer l’infertilité et des retards de croissance.
  • Les phtalates utilisés pour « plastifier » les dessins ou les logos sur les vêtements, peuvent affecter le taux d’hormones. Des études montrent qu’ils sont la cause de puberté précoce et qu’ils entraînent des risques de malformations congénitales pendant la grossesse.

Et, après les avoir portés, on les lave ! Et sur les fibres plastiques (polyester par exemple), à chaque lavage, les vêtements rejettent des microparticules de plastique dans les canalisations qui finissent tout droit dans les océans.

 

Dernier point, les matériaux utilisés étant peu solides, ces vêtements ne durent pas et finissent vite à la poubelle. En Europe, cela représente 4 millions de tonnes de textiles par an. Sur ces 4 tonnes, seulement 10% sont recyclés et 10% sont revendus en seconde main. Les 80 % restants seront jetés avec les ordures ménagères et seront enfouis ou incinérés. La fibre de polyester présente dans de nombreux vêtements met plusieurs décennies à se décomposer lorsqu’elle est enfouie.

La fast-fashion, qu’est ce que c’est ? - Une fois dans nos placards, ce n’est pas mieux … - Cosse Nature


En 2019, la fast-fashion représentait entre 10 et 20 % du marché total de la mode. Les géants de l’industrie ont de plus en plus de mal à cacher les dérives du secteur aux consommateurs qui s’informent. Cependant, ils parviennent à les rassurer en investissant dans la publicité et le marketing et en créant des collections « écologiques » qui n’en ont que le nom, comme les produits Conscious de H&M. Un bel exemple de greenwashing avec lequel ils réussissent à améliorer leur image.

Nous vous préparons une série d’articles sur la mode éthique pour agir à sa propre échelle. En attendant, on vous recommande le guide « La mode éthique dans nos dressings » de ID (l'Info Durable). Vous y retrouverez pleins d’astuces et d'alternatives pour agir au quotidien.

Guide "La mode éthique dans nos dressings" Info Durable

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